Tour du Monde - Volume 1

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dimanche 24 août 2008

Istanbul

Apres une nuit sur Paris je partis a Strasbourg ou je resta 2 jours et 2 nuits dans une formidable auberge familiale privee dans le charmant quartier de la Petite-France. Privee car seuls ceux qui connaissent cette adresse non repertoriee dans les guides de voyage peuvent y sejourner (les africains reunionnais bordelais y sont particulierement bien choyes). On y est accueillis chaleureusement par un americain guadeloupeen bordelais strasbourgeois ainsi que par une alsacienne normande quebecoise un peu bordelaise sur les bords (sans parler de ses cotes algeriens et turques). On a droit a une visite guidee a pied et en velo accompagnee de petites pauses le temps de deguster du vrai pain d'epice et de la pizza alsacienne (une specialite de la-bas ! ). Bref ce fut bien sympa !
Je pris ensuite l'avion a Bale Mulhouse, aeroport frontalier franco-suisse, pour Istanbul en Turquie. J'arriva samedi 16 aout a 2h du matin. Il faut savoir qu'il y a 2 aeroports a Istanbul. Le premier est celui ou la plupart des vols internationaux atterrissent et le second, la ou j'ai atterri, n'a pas de transports en commun qui deservent le centre ville situe a environ 50 km de l'aeroport. J'ai ainsi partage un taxi avec deux sympathiques allemands (pere et fils). On a atterri dans le vieil Istanbul, dans le quartier de Sultanahmet dans un Youth Hostel.
Le lendemain je visita l'ancienne mosquee de Sainte-Sophie (sans plus), la tres jolie mosquee bleue et je me balada un peu partout dans le vieil Istanbul avant d'admirer le super coucher de soleil et la pleine lune de l'autre cote de la rive. Je ne resista pas longtemps a me prendre un kebap (pour changer ! ), aussi bon qu'a Bordeaux mais moins chers. Je degusta egalement de bons petits plats turques ainsi que des delicieuses patisseries locales.
Le lendemain je suis aller m'acheter un ticket de bus a l'autre bout de la ville pour Amasra, une ville au Nord-Est d'Istanbul, sur la cote de la mer Noire. Puis je passa la journee dans le quartier du Bosphore, l'Istanbul moderne, de l'autre cote de la rive. Et le soir je degusta une biere avec mes compagnons allemands sur la terrasse du toit de la Youth Hostel ou on avait une belle vue de la ville.
Lors de ma derniere journee a Istanbul je visita le palais de Topkapi. Ce qui est vraiment sympa c'est la partie concernant le harem mais il faut payer en plus. Helas il n'y avait plus aucune des 1000 femmes du sultan, j'etais decu. Je visita egalement la citerne-basilique qui a l'epoque pouvait stocker jusqu'a 100 000 tonnes d'eau ! En fin de journee je degusta une biere en centre-ville lorsque, a quelques metres de la, il eut un appel a la bombe. Il eut donc un perimetre de securite, pleins de policiers, un demineur qui fit exploser la poubelle suspecte ou, au final, il n'y avait rien et la vie repris son cours comme si de rien n'etait. Cela a quand meme dure pres d'une heure. Avant d'aller prendre mon bus qui partait a minuit, j'alla manger et boire le the au son de musique traditionnelle.
Apres avoir recuperer mon sac a dos je pris le tramway et la, en quelques secondes, en rentrant dans le wagon rempli de monde, je me fais voler mon portefeuille avec tout mon argent ! J'etais degoute, blaze et enerve mais bon c'est la vie ! J'ai ete oblige de me rendre a la " Tourist Police ". J'ai pu appeler Strasbourg (Patou, Karine et Caro) en renforce qui m'ont sauve la vie. En effet, Karine a pu contacter des turques qu'elle connaissait et j'ai ainsi pu etre loge chez Ekim et Ufuck, de tres sympathiques jeunes turques en attendant un transfert de Western Union. Ah c'est beau la modernite ! Et pour la premiere fois de ma vie (et pour la derniere j'espere ! ) j'ai ete dans une voiture de flics. En effet, ils m'ont emmene a un point de rendez-vous ou je devais retrouver Ekim et Ufuck mais les policiers ne voulaient pas m'amener directement jusqu'a leur maison. Pourquoi ? Je ne sais pas. Apres il ne faut pas trop chercher a comprendre, ce sont des flics...sans aucun prejuges bien sur... Sur la route, le chef en personne qui conduisait a reussi a rentrer dans l'arriere d'un taxi a un feu rouge, il fallait le faire ! Et sur le chemin il a faillit rentrer dans d'autres voitures...
Apres deux nuits de plus a Istanbul je pris le train jusqu'a Bucarest (Roumanie) puis un autre pour Budapest (Hongrie) et enfin un autre pour Vienne ou j'ai passe le week-end chez mon frere Youri. Je repris un ultime train pour rentrer en France. J'arriva lundi 25 aout 2008 a Strasbourg a 6h43.
Voila c'est la fin de ce super periple. Merci a toutes et a tous de m'avoir suivi tout au long de ce parcours. Un enorme merci a ma mere et a mon frere Fabrice sans qui ce voyage n'aurai pas eu lieu d'etre. Merci egalement a mon frere Youri pour le tres sympathique week-end que j'ai passe a Vienne. Un gros merci egalement a Patou, Karine et Caro qui m'ont, en quelque sorte, sauve la vie. Et merci beaucoup a Ekim et Ufuck pour leur grande hospitalite et leur gentillesse.
Big up a Charles, sympathique compagnon de voyage, et a tous ceux dont j'ai eu la chance de connaitre grace a ce voyage.
" Il n'y a d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie. " Alphonse de Lamartine

mercredi 20 août 2008

Madrid

Apres 3 semaines de galere a Paris le temps de regler les problemes de banque (voleurs ! 285 millions d'euros a combler et on s'en prend aux petits ! ), d'obtenir les billets d'avion, je pris l'avion le jeudi 7 aout pour Madrid puis je tenta de prendre un autre avion pour Buenos Aires mais le vol etait plein. Etant donne que je possedais un billet staff open je ne pouvais partir que s'il y avait de la place et on etait la premiere semaine d'aout : tout le monde part en vacances. Il etait environ minuit lorsqu'on m'annonca la bonne nouvelle. Vu qu'a cette heure-ci les hotels que je pouvais trouver etaient hors de prix (sans compter le taxi) je dormis ainsi a l'aeroport, propre, assez calme dans la nuit et pas de flics pour m'enquiquiner.
Le lendemain matin, apres avoir depose mon sac a dos en consigne, je partis me promener dans Madrid un peu au hasard. Dans mes lointains et vieux souvenirs je me souvenais du sympathique parc du Retiro ainsi que de la plaza Mayor ou je degusta une sangria en fin de journee avant de retenter une nouvelle fois ma chance a l'aeroport. Le vol etait une fois de plus complet. Retentez votre chance demain disaient-ils. Cependant je n'etais pas le seul a etre refouler. On devait etre une petite dizaine. Ainsi, apres une autre nuit dans l'aeroport accompagne cette fois-ci d'un anglais vivant en Inde, qui venait d'Ibiza et qui allait a Lisbonne (un routard quoi ! ), je decida de passer le week-end a Madrid et de reessayer lundi soir.
Ce fut un sympathique week-end. Je pris regulierement le metro (ticket de 3 jours : 11 euros). Je visita le musee de la reine Sophia (plus sympa que le prado), je me balada dans differents quartiers de Madrid en me faisant des petites pauses le temps de deguster une sangria, un mojito avec des tapas ou de manger une paella.
Lundi soir je retenta une nouvelle fois ma chance et je fus de nouveau refoule. Je pris ainsi un vol pour Paris mardi matin.

mercredi 30 juillet 2008

Shanghai

J’arriva à Shanghai à 6h du matin. J’ai adoré découvrir cette immense et mythique ville chinoise au petit matin lorsque Shanghai, 15 millions d’habitants, se réveille. Je déposa mon sac a l’auberge de jeunesse et je me promena en ville avant de retrouver Charles. Cela faisait déjà 10 jours qu’il était à Shanghai pour tenter d’obtenir le visa russe. Il a dut demander une 3ème extension de visa chinois (16 euros) après avoir obtenu un voucher (invitation russe) sur internet (30 dollars). Il devait récupérer son passeport vendredi matin auprès des autorités chinoises.
Shanghai est une ville spéciale. Depuis 1990 des centaines de buildings ont fait leur apparition autour des petits quartiers chinois qui disparaissent au fur et mesure. C’est une ville en pleine expansion qui est fascinante et surprenante. C’est une ville chère mais on y trouve de quoi se satisfaire sans trop dépenser.
On visita le musée du sexe. C’était marrant, il y a avait différentes petites scultures, des gravures, des peintures. Il est également très facile de se déplacer à Shanghai : à pied, en métro ou en taxi. Vendredi matin Charles alla chercher son passeport et son nouveau visa chinois puis il se rendit à l’ambassade de Russie où, finalement, on refusa de lui délivrer le visa russe. Pourquoi ? Parce qu’il lui fallait un visa chinois de 90 jours et non 3 visas de 30 jours pour pouvoir faire une demande de visa russe. Cependant il était possible d’obtenir un visa de transit au même prix mais il fallait traverser la Russie en 10 jours !!!! Ah ces russes ils sont pires que les chinois ! Au final Charles misa sur le Kazakhstan, entre autre, pour poursuivre le voyage et ainsi revenir en France par les terres. Il s’est ainsi pris un billet de train pour Beijing pour le 14 juillet.
Quant à moi, depuis Guilin, je ne pensais pas continuer sur la Mongolie et la Russie, j’avais pressenti l’échec. Je pensais ainsi prendre l’avion pour Paris puis reprendre l’avion, après quelques jours sur la capitale, pour un pays d’Afrique ou d’Amérique du Sud mais lequel, je n’avais aucune idée.
Dans la journée on est partis à un Carrefour pour voir comment c’était en Chine. C’est mieux. Il y a plus ou moins de ce que l’on veut, comme en France, mais on y trouve en plus tous les produits chinois en plus des produits français et étrangers. Au final on s’acheta une bouteille de Ricard pour fêter la fin de notre périple à deux.
Le soir, après avoir pris l’apéro, on est partis en groupe à un « open bar », 10 euros, boissons à volonté de 22h à 2h accompagnés de bons vieux reggae, ragga et dancehall des années 90. Hélas il n’y avait que des étrangers, les seuls chinois présents travaillaient dont une qui nettoyait constamment le sol même sur la piste. A 2h les lieux se sont vidés. On est ainsi partis au Window Two, une discothèque fréquentée par des chinois ouverte sur l’extérieur avec une grande terrasse. Musique Hip-Hop/R&B jusqu’à 6h. Ici, à Shanghai, en cette période il commence à faire jour dés 4h ! On est rentré en taxi en début de matinée.
On est ressorti dimanche soir avec Bénédicte et Laurianne (deux françaises), Ricky et Zak (deux américains) et Traver (un canadien). On a d’abord été dans un bar « classe » en haut d’un building avec une grande terrasse où on avait une superbe vue de nuit de Shanghai toute éclairée. On est ensuite allé dans un petit bar bien sympathique où il y avait des concerts et des babyfoots. On termina dans la même boîte de nuit : le Windows Two. Ce fut une soirée bien sympathique. Charles partit le lendemain soir, le 14 juillet, pourBeijing.
Mardi je ne fis pas grand chose. Le soir je sortis une nouvelle fois avec Laurianne, Kai son copain chinois, Béné, Ricky et Stéphanie (une guyannaise). On est partis dans un bar où j’ai pu discuter avec un chinois étudiant aux Etats-Unis qui parlait un peu français. On est ensuite parti au Window two.
Mercredi 16 juillet 2008 : mon dernier jour en Chine. Après avoir déjeuner copieusement je revins à la youth hostel et je retrouva Lauriane, Kai et Béné avec qui je partis au restaurant où, finalement, je remangea. Puis on visita un joli temple boudhiste. Je quitta Shanghai en fin de journée. Après avoir pris le métro chargé de mes sacs (merci Charles pour le surplus ! ) dans les heures de pointe, à la sortie du travail, je pris le Maglev, un train à sustentation magnétique de conception allemande qui relie l’aéroport au centre-ville en 7 mn et 20 s, avec une pointe de vitesse de 431 km/h !
Je pris l’avion jusqu’à Beijing puis jusqu’à Istanbul et j’arriva enfin à Paris jeudi 17 juillet 2008 au matin.

Guilin suite et fin

Lundi matin je me rendis au PSB pour enfin récupérer mon passeport et mon nouveau visa (16 euros) qui me permettait de rester 3 semaines de plus sur le territoire chinois. Mardi matin j’étais à la gare ferroviaire de Guilin pour me prendre un billet de train pour Shanghai pour le jour même. Après 40 minutes d’attente (et c’est comme ça tous les jours, c’est impressionnant ! ) au guichet je m’aperçus que les prix variaient selon les jours pour la même place. Je pris ainsi mon billet pour le mercredi 9 juillet au matin. A la youth hostel je rencontra un chinois trés sportif, il voyageait pendant 20 jours en Chine et en vélo ! En 16 jours il avait parcouru 1800 kilomètres ! Et il avait passé la majorité de son temps dans les montagnes.
Mardi soir je revis Colin pour la dernière fois. On a dîné dans un « fast-food » chinois, ce qu’il y a de mieux en Chine avec les petits boui-boui, les petits restaurants locaux. Ce n’est pas comme Mc Do. Ici il y a un menu varié et équilibré, c’est rapide, bon et pas chère. Colin m’a ensuite emmener sur la place principale où, tous les soirs, on peut voir le « waterfall hotel ». Tous les soirs, pendant 15 minutes, de l’eau coule sur la façade principale de l’hôtel telle une cascade. Sur la place on peut y voir une énorme carte du monde au sol. Pour la France il y a Paris, Marseille, Lyon mais pas Bordeaux. Mais la carte est assez détaillé, j’ai même trouvé La Réunion avec Saint-Denis (son chef-lieu), l’île Maurice avec Port-Louis (sa capitales) et le tout écrit en chinois et en anglais.
J’embarqua le lendemain matin pour 22h de train avec une certaine nostalgie de Guilin.

dimanche 13 juillet 2008

Une journee avec un tour-operateur...

Samedi matin une des guides du tour operateur vint me chercher a la guesthouse a 7h30. On a dut perdre un peu plus d'une heure a aller chercher tout le monde dans les differents hotels assez luxueux de la ville. Le grand bus etait plein. J'etais le seul etranger. Pendant toute la duree du trajet (1h30) une des guides parla au micro, en chinois bien sur. " Mais qu'est-ce que je fais la ? " me disais-je. On arriva sur le premier site touristique. D'abord on passa au premier magasin de bijoux puis on nous emmena, par petits groupe de personnes, en voiturette eletrique rose a vitesse pour faire a peine 500m. De la on attendit environ 15 a 30 minutes, le temps d'une petite seance de photo dont les chinois sont particulierement friands. Au debut, tous me regardaient et etaient intrigues. Certains me saluerent et me demanderent d'ou je venais puis, lorsque l'un d'entre eux osa me demander de me prendre en photo avec lui, ce fut la cohue, une bonne petite dizaine de photos. Ensuite on grimpa dans une autre voiturette verte pour faire 500 autres petits metres. Avec un tour-operateur on ne fournit aucun effort, on n'a pas a reflechir, a penser, a savoir quoi faire, tout est prevu. On peut bien evidemment depenser de l'argent si l'on veut acheter des babioles tout au long de la journee. On passa d'abord par un petit batiment religieux ou les chinois se mettent a genous priant sous la bienveillance et les bonnes paroles d'un moine avant de faire un genereux don d'argent. Vers 11h, 11h30 on descendit enfin a la grotte, par ascenceur bien sur. Une immense grotte remplie de chinois tous en groupe et accompagnes, pour chaque groupe, d'un guide et de son . Ce fut quand meme une immense et magnifique grotte malgre toute l'installation qui y est faite. On y descend par ascenceur, il y a des eclairages un peu partout de toutes les couleurs, des panneaux, des escaliers et...un petit train ! Eh il est plus que necessaire de l'utiliser pour parcourir quelques 200 metres. On utilisa egalement une barque pour un petit passage sur l'eau et on peut voir sur ce petit trajet un homme et une femme en habits traditionnels qui se mettent a chanter a notre passage. Lors du parcours dans la grotte on peut se rendre a un passage, a un lieu " special " mais il faut payer plus. A vrai dire c'est juste un autre lieu de la grotte qu'ils ont voulu faire payer. Les chinois sont tres buissnesse. Il faut également faire attention dans la grotte, et même en général, à ne pas perdre son groupe et son guide (certains ont un petit drapeau pour être mieux repérer même si les drapeaux sont tous pareils) car il y a des chinois et des guides partout ! Après avoir quitté la grotte on nous ramena ensuite en bateau au point de départ pour aller au restaurant qui est sur place (le restaurant n’est évidemment pas compris dans le forfait ! ). J’eu la chance de rencontrer dans le groupe un chinois qui parlait un peu anglais et j’ai ainsi mangé ou plutôt partager le repas avec lui et son ami. Il m’a même payé le repas. Ils sont vraiment très amicaux ces chinois. En général, en Chine, lorsqu’on mange en groupe ou même juste à deux on partage plusieurs plats. Chacun ayant son petit bol de riz et ses baguettes. Dans le groupe j’ai aussi rencontré une chinoise de Shanghai qui était avec son père. C’était une étudiante qui parlait aussi bien anglais comme qu’une londonienne.
On poursuivit ensuite en bus pour arriver sur le second site touristique. Après quelques mètres à pied on nous transporta par petits groupes sur une petite embarcadère en bambous. Sur le petit trajet une femme en habits traditionnels chantait (elle avait un micro relié à des enceintes qui s’entendaient de loin) sur un bout de terre au milieu du lac une chanson traditionnelle très connu des chinois qui datait des années 60 et qui parlait d’une histoire d’amour entre un homme et une femme qui essayaient de communiquer d’une part et d’autre de la rivière qu’on traversait. On poursuivit ensuite pour voir ou faire les cascades . « Faire » les cascades ? Eh oui, vous avez deux possibilités qui s’offrent à vous. La première est de suivre à pied le petit parcours qui doit faire moins d’un kilomètre où l’on peut voir les petites cascades. La seconde est de louer un casque (comme ceux des cyclistes) ainsi que des sandales en osier (ou quelque chose comme ça) que l’on peut garder en souvenir par la suite et ainsi d’effectuer le parcours parallèle mais dans l’eau. Le site a été aménagé pour ça. Vous commencez par grimper la première cascade grâce aux chaînes fixées dans la roche, vous marchez un peu ensuite dans la rivière avant la prochaine cascade et vous continuez ainsi jusqu’au bout de ce petit parcours, ce qui amuse beaucoup les chinois, les petits comme les grands. Sur le parcours du « water game » certains guides vous prennent en photo, photos numériques que vous pouvez imprimer et acheter en fin de parcours. Et je ne vous parle pas des différents stands de babioles, de snacks, de produits artisanaux qu’on peut trouver partout tout au long de la journée. On revint au bus en calèche.
Ainsi la journée se termina, on reprit le bus mais la journée ne pouvait pas se terminer sans que l’on s’arrête dans un grand supermarché remplis de toutes sortes de babioles, de nourriture artisanale et traditionnel, le tout très chèr ! On nous déposa ensuite à nos hôtels respectifs. Ce fut une journée très marrante et une expérience inoubliable à faire mais surtout pas à renouveler !

dimanche 6 juillet 2008

Guilin et ses alentours

Quand j'arriva devant le PSB (Public Security Bureau) de Guilin, ce vendredi 27 juin 2008, c'etait ferme! J'attendis un peu et un policier vint me dire que c'etait ferme aujourd'hui ainsi que demain, il fallait repasser lundi. Mon visa expirait lundi ! Je ne sais pas ce qui aller m'arriver. Dans tous les cas je devais attendre lundi.
Le lendemain matin je pensais repartir pour Yangshuo (plus sympa que Guilin) quand je discuta avec des australiennes qui me parlerent de Longsheng et de ses belles terrasses de rizieres. Je me rendis ainsi a Longsheng puis je pris un autre bus pour Ping'an, ce village vieux de 600 ans entoure des fameuses terraces : les " Dragon's Backbone Rice Terraces ". C'est un lieu touristique, certes, mais avec tres peu de touristes (j'eus de la chance je pense). Toutes les batisses sont en bois avec des sortes de tuiles sur les toits. Jusqu'a maintenant c'est un des plus bels endroits de Chine ou j'ai ete (avec Deqin bien sur) ; pour sa beaute, sa tranquilite, l'amabilite des gens (comme partout ailleurs en Chine). De plus, il y fait bon, pas trop chaud. Et la j'ecris d'une sympathique terrasse de bar ou la vue y est magnifique ! Ici on croise de nombreuses mamies, comme a Dali, mais celles-ci vendent differentes babioles et elles se proposent egalement d'etre votre guide. Etant reputees pour leur longue chevelure (de quoi me concurencer ! ) elles proposent egalement de les prendre en photo, moyennant evidemment un peu d'argent.
Je revins a Guilin dimanche soir. Lundi matin je me rendis au PSB. J'y deposa un formulaire dument rempli, la photocopie de mon passeport, de mon visa ainsi qu'une feuille ecrite en chinois par les employes de la guesthouse ou je logeais certifiant que je dors bien quelque part a Guilin et une photo d'identite avec un code barre (mais pourquoi ? ) que tout le monde, meme les chinois, fait faire derriere le PSB, a quelques metres de la. Et au final on m'a dit de repasser dans une semaine ! Genial ! Une semaine de plus a attendre ! Qu'allais-je bien pouvoir faire pour m'occuper toute une semaine sans trop m'eloigner de la ?
Cet apres-midi la je decida de me faire un massage du corps aux huiles essentielles pendant une heure, qu'est-ce que c'etait agreable, relaxant et reposant !
En fin de journee je rencontra Colin (son nom anglais), un sympathique chinois qui parlais bien anglais et qui discuta avec moi. Il me recommanda vivement d'aller voir un spectacle au theatre ce soir la. C'etait la derniere representation. Un peu plus tot dans la journee un autre chinoix m'avait deja proposer d'y aller. Cependant Colin insista sur la beaute et l'interet du spectacle. De plus, et meme surtout, il me proposa d'acheter le billet pour moi afin que je puisse beneficier du prix le moins cher. Il etait honnete. En effet, j'eus le prix le moins cher correspondant aux places attribuees aux locaux. Je fus ainsi le seul etranger a etre assis parmis les chinois aux places les moins onereuses. Il devait y avoir environ 200 personnes dans cette salle possedant une capacite de 1500 personnes (il y avait autant de chinois que d'etrangers ce soir la). C'etait un spectacle d'un peu plus d'une heure avec danseurs et acrobates. Ils abordaient les differentes cultures des minorites ethniques de la region. Cela me rapella des souvenirs. A un moment donne, ils firent participer le public et la, une tres charmante chinoise m'invita a la suivre sur scene et a danser parmi d'autres belles chinoises. Apres ce tres beau spectacle je mangea un morceau puis Colin m'invita a boire un the au lait froid avec, a l'interieur, des petits bonbons mous, tres fameux en Chine. On peut egalement en trouver en Thailande et au Laos.
Le lendemain, sur les conseils de Colin, je me rendis a Xing'an, a environ 1h30 en bus de Guilin. C'est une petite ville bien laide ou il n'y a pas grand chose a faire excepte de se promener dans le joli quartier autour d'un des plus vieux canal du monde (selon la brochure). C'est une ville peu touristique, pour les chinois, et, apparemment, il n'y a pas d'etrangers qui y viennent habituellement. Inutile de preciser qu'ici personne ne parle anglais. Plus qu'ailleurs on me devisagea avec surprise, amusement, curiosite mais sans aucune mechancete ni racisme. Certains me saluerent. Je fus en quelque sorte l' " alien " (ce mot anglais que les chinois utilisent administrativement plutot que " foreigner " ) venu de nulle part. Ils avaient tous l'air de se demander " mais d'ou il vient celui-la ? ". Lorsque je cherchais une guesthouse, une gentille dame m'invita a dejeuner dans son restaurant avec un grand sourire et le tout en chinois bien sur ! Ce fut tres marrant. Ne comprenant point le menu en chinois elle m'invita a la suivre en cuisine. Tout d'abord elle me proposa des poissons vivants dans un bac puis des grenouilles et enfin du lard (ou quelque chose y ressemblant). Puis je reussis a commander des oeufs, des legumes et du riz. Apres le repas je sortis enfin mon livre mandarin/anglais du Lonely Planet (tres utile dans ces lieux quand on ne parle pas mandarin). J'ai ainsi put leur demander ou je pouvais trouver une guesthouse a prix raisonnable. Ils etaient vraiment tres amicaux. Ils etaient apparemment de la meme famille : un homme et trois femmes. Le chinois partit en moto a la recherche d'un logement pour moi et revint avec une adresse dont le prix correspondait a mes attentes. Il m'y conduisit en moto alors que c'etait juste en face ! Apres m'etre promene en ville et autour du fameux canal, je revins au meme endroit pour le dinner. Un des clients present comunniqua un peu avec moi avec ses quelques bribes d'anglais. Il comprenait mieux l'ecrit que le verbal. Je leurs demanda comment me rendre a la station de bus pour aller a Ziyuan. Ils telephonerent pour obtenir les horaires et ils me firent comprendre de revenir le lendemain matin. Ainsi, le lendemain matin, je repassa et on m'emmena en moto jusqu'a la gare routiere. Ils furent vraiment tres sympathiques. J'arriva a Ziyuan apres une heure de bus. C'est egalement une ville qui est loin d'etre jolie mais qui possede une belle riviere ou je me suis relaxe le temps d'une petite lecture. Ici, comme a Xing'an, les chinois etaient egalement tres surpris de voir un touriste etranger. Dans la rue, en ville, une dame m'aborda en me parlant chinois. Je compris qu'elle voulait parler de mes cheveux. En quelques minutes (une a deux minutes a peine ! ) un attroupement de personnes se forma autour de moi. Ils etaient intrigues par ma chevelure. C'est dans ces moments-la que j'aimerai parler le mandarin !
Le lendemain je repris un bus pour Guilin. Je changea de guesthouse. J'alla au Flowers Youth Hostel, en face de la gare. C'est une tres bonne adresse avec de gentilles receptionnistes et tout ce qu'il faut (boissons, bouffe, internet, billard, dvd...). De plus, ils sont ecologiques, ils recyclent.
Vendredi, en fin de journee, je revis Colin qui me proposa de me rendre aux grottes et aux cascades autour de Guilin par le biais d'une agence car il etait tres difficile de s'y rendre par ses propres moyens. De plus, personne ne parlait anglais dans les environs. Je n'ai jamais voyager avec des tours operateurs et en general ca ne m'interesse absolument pas mais je n'avais pas grand chose a faire et je me suis dit que cela pouvait etre une experience marrante a vivre. Il m'emmena ensuite a l'hopital de Guilin. Selon Colin, il n'y a que 3 hopitaux en Chine (Guilin, Shangai et Beijing) qui possedent un departement special exclusivement consacre aux massages ouvert au public. Je me suis ainsi fait faire un massage des pieds d'une heure. Lorsqu'on arrive dans le departement on est accueilli par une infiermiere parlant anglais puis par un professeur qui vous fait une breve introduction a la medecine chinoise et aux masages relatifs a cette derniere. Au rez-de-chaussee du batiment il y a comme un petit musee expliquant differentes choses sur la medecine chinoise, les plantes medicinales utilisees, les massages et les pieds.
" Tous les organes du corps humain possedent une zone reflexe sur les pieds et le massage convenable de la zone peut renforcer la fonction de l'organe correspondante. Dans la medecine chinoise, la reflexologie joue un role tres important pour la protection de la sante humaine. En utilisant la combinaison de la reflexotherapie avec les medicaments traditionnels chinois on peut obtenir un bon succes dans le domaine du traitement des maladies chroniques et fonctionnelles " .
Departement de medecine traditionnelle chinoise, Hopital de Medecine Chinoise et occidentale de Guilin.
Durant mon massage j'ai put discuter en francais avec un vieux professeur en medecine. Il avait auparavant travaille en France, au Senegal et il connaissait La Reunion ! Ce fut une discussion interessante.
Comment se passe le massage des pieds effectue par un professionnel ? On vous plonge d'abord les pieds dans une sorte de soupe chaude qui sent le the puis on vous sert du the a boire. Ensuite on vous sort les pieds de l'eau et on vous les masse, ainsi que les mollets, avec de la creme en insistant sur les zones reflexes. On termine enfin en vous massant les epaules. Ce fut bien agreable.

dimanche 29 juin 2008

Yangshuo

Yangshuo est une jolie petite ville entouree de nature. Le 2eme jour on partit randonner a 1h de bus de la ville autour de la riviere. On s'est pris la pluie mais ce fut sympa. Le jeudi on loua des velos en mauvais etat et on se balada quelques heures hors de la ville, a travers differents villages.
Je partis plusieurs fois au PSB de Yangshuo pour l'extension de mon visa. On me dit plusieurs fois de repasser, apres mon insistance, pour voir le superieur hierarchique. Quand enfin je le rencontra il m'affirma qu'il etait impossible d'obtenir une extension ici et que je devais repartir a Guilin. J'adore l'administration chinoise !
Le soir on alla a l'ecole d'anglais de Yangshuo ou les etrangers etaient invites a venir dicuter en anglais avec des etudiants venus, pour la plupart, de diffrentes regions de Chine (majoritairement des filles). Differentes chansons furent interpretees en anglais dont "Bad Boy". On assista egalement a differentes choregraphies. Elles etaient tres excitees de pouvoir rencontrer et discuter en anglais avec des etrangers. Il y avait une bonne ambiance. Ils avaient bien prepare leur fete : bieres et autres boissons, aperitifs, fruits. Toutes les discussions commencerent par "D'ou vient-tu ? ". Et quand on repondait "France" c'etait tout de suite "Ouah ! C'est un joli pays ! Paris c'est romantique ! ecetera ". A cela je leurs repondais que je preferais Yangshuo et ses environs. Je rajouta egalement que Paris, le matin, dans le metro bonde, avec tous les gens qui tirent la gueule, c'etait loin d'etre romantique ! Charles, quant a lui, leur repliqua que c'etaient elles qui etaient romantiques, il n'a pas tord ! Il ne faut evidement pas oublier les innombrables photos prises avec les etrangers tel la montee des marches de Cannes (je vous jure, c'est pas une blague ! ). Je crois qu'on a ete pris en photo avec tout le monde et elles etaient nombreuses ! On distribua egalement quelques mails.
Je repartis seul vendredi matin pour Guilin pour y faire mon extension de visa.

Guilin

On arriva a Guilin apres 20h de train. Guilin est une ville entouree de collines et au centre on y trouve des lacs. On se promena en ville, on gravit une petite colline dont l'acces n'est pas payante et on fit le tour des lacs. On rencontra un vieux chinois qui etait en vacances et qui parlait anglais. Il avait ete professeur de culture chinoise. Il nous emmena boire le the dans la "meilleur maison de the de Guilin". On apprit ainsi comment preparer, servir et boire le the comme il se doit.
Le lendemain matin, je partis au PSB (Public Security Bureau) pour obtenir une extension de visa. Apres interrogatoire, on me dit, comme j'allais a Yangshuo, que je pouvais le faire la-bas. On prit ainsi le bus (1h) pour Yangshuo.

Dali le retour

On est arrive a la gare de bus de Dali a 6h du matin, on est reste dormir dans le bus (avec couchette) jusqu'a 8h (eh oui pas de probleme, ici, c'est possible). On est ensuite parti se poser dans une sympathique guesthouse familiale tout en bois tenue par une tres gentille et charmante dame toute douce comme le lieu, calme, paisible et agreable. Ce fut une pause dans le voyage, on ne fit pas grand chose, juste se relaxer.
Sylvain nous rejoignit dimanche matin. Il resta deux jours avec nous et partit mardi matin. Entre temps, je suis parti au commissariat de police pour y faire faire une extension de visa. Les policiers, apres m'avoir questionner sur le fait que je possedais deux passeports, m'ont affirmaient qu'il etait trop tot pour pouvoir faire prolonger mon visa mais que cela etait possible a Guilin ou je devais me rendre par la suite.
Les autres, c'est-a-dire Charles, Damien, Wim, Man Yee et Sam, debarquerent mercredi matin. Cette semaine de repos fut marque par beaucoup de jeux : yam's, cochons, coinche, battlestation. Wim partit jeudi soir apres maintes hesitations. Apres avoir repousse leur depart, Sam et Man Yee partirent finalement vendredi matin tandis que Charles et moi, apres s'etre attardes a Dali, reprimes la route dimanche 22 juin pour Kunming (5h de bus) ou l'on prit directement un train pour Guilin.
Les gares feroviaires chinoises sont bien faites. On ne peut y rentrer sans billet de train que l'on peut acheter a l'exterieur. Lorsqu'on rentre dans la gare tous les bagages sont passe aux rayons X et nous on passe au detecteur de metaux. Environ une demi-heure avant le depart du train un appel est effectue. Les grilles des portes numerotees correspondant au train au depart s'ouvrent et des employes controlent les billets. Tout est simple, clair, precis et rapide. Le train avec couchettes que l'on a prit etait agreable et propre.
Comme dans beaucoup d'endroits de Chine, dans les gares comme dans les aeroports mais egalement en ville, des personnes sont employes a nettoyer les sols, les rues, tous les jours et toute la journee et ce, de maniere reguliere. Et on peut voir la meme scene se produire dans le train a plusieurs reprises.

vendredi 20 juin 2008

Deqin

Apres 6h de bus on arriva a Deqin. On pris un mini-bus pour aller un peu plus loin et un peu plus haut a une guesthouse tenus par des tibetains qu'on nous avait vivement conseille. Arrive a la guesthouse on resta tous a contempler le magnifique paysage : un beau coucher de soleil sur de belles montagnes enneignees. On s'est trouve un bel endroit. De plus, les sympathiques tibetains parlaient anglais et on eut avec eux d'interessantes discussions.
Le lendemain il plut toute la journee. On passa notre journee a jouer au Yam's. Sam (Suisse), Manye (Hong-Kong) et Sara, une britanique rencontree sur le chemin, nous rejoignirent dans l'apres-midi. On degusta le soir de tres bon petits plats bien cuisines.
Le lendemain matin, Wim partit seul en randonnee. Nous autres, exceptee Sara, sommes partis plus tard. On demarra pres de la guesthouse a 3500m et on descendit d'environ 800 a 1000m pour arriver, apres 3h de marche, a un pont qui permettait de traverser le Mekong. On nous avait conseille de passer par ce chemin pour eviter le pont officiel ou les taxi emmenent les touristes juste avant les sources d'eau chaudes. De la partent plusieurs randonnees. L'entree est payante tout comme partout et pour tout en Chine. Cependant, lorsqu'on arriva au petit pont en bois en mauvaise etat qui sert de passage pour les vaches et les chevres, des chinois nous demanderent de l'argent pour le droit d'entree. Une partie du groupe entama les negociations. Ils etaient quatre. Un d'entre eux avait un badge qui paraissait faux, un autre avait une matraque dans un sachet en plastic, un autre etait plutot tendu et le dernier etait constament sur son telephone portable en prenant de temps en temps des photos de chacun de nous. Ils ne voulaient rien savoir, c'etait le prix maximum pour tout le monde. Pourtant nous avions de tres grands negociateurs dans le groupe : un sourire, "allez, on peut s'arranger, on paye tant et on vous paye une biere chacun", tentative de fraternite ecetera. Les chinois restent categoriques. On leur montra une carte etudiante qui permettait d'avoir moitie prix mais, bizarrement, la reduction etudiante n'etait valable que sur l'autre pont, ici c'etait plein tarif pour tout le monde. Consequences : le couple de bordelais rencontre lors de la randonnee ceda et paya. Puis, apres reflexion, le reste du groupe fit de meme excepte Flo et moi qui decidames de rebrousser chemin. A la base nous etions un peu recules de la scene qui avait des airs d'une entree de boite de nuit. Nous, par principe, on ne voulait pas payer. Tout d'abord parce que c'etait le jeu : on est passe par ce chemin pensant ne rien payer, on a perdu, on assume, on fait demi-tour. Ensuite, et meme surtout, ils n'etaient vraiment pas cool. Il paraissait evident qu'ils n'etaient pas des employes charges de faire payer l'entree et pourtant ils sont restes hostiles et categoriques sans aucun sourire. Et pour finir, on pense que, de maniere general, si personne ne paye ces "droits de passage" abusifs et absurdes a certains endroits, il n'en existerai surement plus. Pour moi, personnellement, c'est un peu comme pour les mendiants : peut-etre que si personne ne leur donne de l'argent d'autres solutions peuvent-etre trouvees, ce qui pourrai mieux les aider car donner de l'argent dans la rue donne bonne conscience mais n'aide pas veritablement. Au final, Charles, Damien, Sam et Manye continuerent la randonnee tandis que Flo et moi rebroussames chemin.
Le retour fut une epreuve. Une belle grosse montee avec un bon denivele et on n'avait plus d'eau ! Heureusement qu'on trouva de l'eau au bout de 2h de marche. Au bout de 5h de grimpette on retrouva Sylvain qui etait partit au glacier ce jour-la. On a randonne pendant 8h dans la journee, on etait claques. Le soir, on discuta de nouveau avec un des tibetains qui tenait la guesthouse. Il nous raconta qu'il a quitte le Tibet il y a un peu plus d'1 an pour s'installer a Deqin et qu'a son arrivee les policiers lui ont confisque son passeport. Il doit desormais se presenter tous les mois aupres des policiers. La flamme olympique devait bientot passer par Deqin et lorsque la torche sera presente dans la ville les tibetains devront rester cloitres dans leur chambre.
A la television chinoise les informations ne parlent presque que de la flamme olympique et du tremblement de terre. Les seules nouvelles du monde que j'ai pu voir concernaient le sport (Rolland-Garros, coupe d'Europe de foot, competition internationale de volley en Suisse, les playoffs en NBA...). Sur internet, de temps en temps, selon les lieux, il est impossible de se connecter a certains sites comme youtube ou dailymotion. Il est egalement rare de trouver msn.
Apres un reveil difficile a 6h30 ce vendredi 13 juin, on partit tous les 3 pour Shangri-la. Le meme jour Sylvain partit en bus pour Lijuang et Flo et moi pour Dali. On arriva le lendemain a 6h.

Shangri-la

Le lendemain on loua de nouveau un mini-bus pour se rendre a Shangri-la. Sur le chemin on s'arreta a un parc national ou il y a deux lacs. L'entree n'etait pas donnee. Julien et Salome deciderent de rester quant a nous autres on continua notre route. On s'arreta a differents endroits dont un petit village. Les chinois, souriants et hospitaliers, s'etaient reunis autour de nous dans un petit village ou on se baladait. Un vieux chinois au style unique (une chaussette a un pied et une grosse ceinture en cuire autour de la taille) nous invita chez lui, dans une grande maison en bois. A l'interieur on pouvait y voir du lard qui sechait au-dessus de nos tetes.Sa femme ou sa fille etait presente ainsi que deux enfants dont un possedait une veste de marque Kppa (copie conforme de Kappa!). On s'est installe dans ce qui etait apparament le salon ou il y avait un gros feu au-dessus duquel il y avait d'enormes casseroles. Il y avait egalement la television. Le vieil homme ne parlait pas un mot anglais mais il etait vif. Il reussit a repeter de lui-meme quelques mots francais avec une bonne diction et, contrairement a la plupart des asiatiques, il reussit facilement a prononcer les "r" et ainsi le prenom Aurelie. On communiqua avec les gestes et on comprit qu'il avait 61 ans. On degusta du lait de yack qui aurai peut-etre ete meilleur avec du sucre ainsi que du fromage de yack, surement meilleur avec du pain. On gouta egalement diverses patisseries. Ce fut un moment pleins d'emotions que d'avoir ete accueillis dans un foyer familial chinois avec une si grande hospitalite.
Apres avoir salue nos hotes on quitta ce petit village salue par quelques uns de ses habitants et on repris la route. On s'arreta a une source d'eau chaude. Manu et moi nous nous sommes baignes. L'eau etait a plus de 30 degre, c'etait trop chaud mais trop bon ! Apres cette petite pause relaxante on repris le chemin et on arriva en fin de journee a Shangri-la. Le lendemain matin on visita le fameux temple boudhiste a 2 ou 3 kilometres de la ville. On a put voir bon nombre de bonzes dont certains, en habits religieux, possedaient a leurs pieds des baskets nike. Le site etait en pleine renovation, reconstruction et agrandissement.
En debut d'apres-midi les suisses quitterent la ville pour continuer leur voyage. Je me retrouva seul quelques heures. En effet, en debut de soiree, qui vis-je arrive a ma guesthouse : Charles. Eh oui, il etait toujours a Shangri-la. Lui etait avec des francais, un belge d'origine vivant en France, un suisse et une hongkongaise. Au lendemain du premier match mediocre de la France en coupe d'Europe, Damien, Florent, Sylvain (francais), Wim (belge), Charles (landais) et moi sommes alles a Deqin.

lundi 16 juin 2008

Lijuang

Apres une journee a Dali je partis pour Lijuang et j'atterris a Mama Naxi Guesthouse. Mama est tres gentille et s'occupe de tout le monde pour toute sorte de choses. On y rencontre facilement du monde de partout et on se regale de la bonne cuisine fait maison a prix correct.
Lijuang est une ville trop touristique a mon gout, beaucoup trop de magasins, de restaurants, de bars et de touristes chinois. Mais la vieille ville est cependant sympathique ainsi que le parc. Apres m'etre un peu promene dans la vieille ville je revis les americains rencontres a Dali. On s'est essaye aux danses chinoises avec les locaux, c'etait sympathique. Le soir j'ai eu un peu de mal a retrouver le chemin de la guesthouse dans ce labyrinthe qu'est la vieille ville de Lijuang. A la guesthouse je discuta avec des anglais dont un etait en Afrique avant de se faire l'Asie, peu commun mais quel bon trip!
Le lendemain je rencontra 3 suisses : Manuel, Julien et Salome. On visita ensemble le parc de la ville a l'entree excessivement chere mais ce fut jolie. Je loua plus tard un velo et je me perdis pendant une heure puis je sortis de la ville pour tenter de rejoindre un village mais j'abandonna au bout de quelques kilometres. Je recroisa sur la route les suisses et je decida de partir avec eux le lendemain pour les "Tiger Leaping Gorge" a quelques heures de bus de la ville.
Je pris le bus le matin avec les suisses. J'en rencontra deux autres : Stephane et Aurelie. On fit la randonnee ensemble. Malgre mon physique d'athlete legendaire je cracha bien mes poumons pour les 3 premieres heures de grimpette. L'effort en valait la peine, on a eu droit a de magnifiques paysages.
Apres une bonne nuit de sommeil on marcha quelques heures jusqu'a une guesthouse ou, apres s'etre restaurer, on loua un mini-bus pour aller a Baishuitai. La route fut magnifique. Arrives au village on visita des terrasses de roches apparament en calcaire avec de l'eau qui coule par dessus (quelle description!). On se promena egalement dans le village ou on a vu de magnifiques rizieres et differents champs accompagne par le sourire des villageois chinois. On peut ainsi constater une grande difference entre la ville et la campagne. Est-ce universel ? Le soir on testa la viande de yack, rouge et forte mais tres bon. On a rencontre une newyorkaise qui avait quitte Beinjing a l'age de 7 ans, elle possede la nationalite americaine, elle parle chinois, anglais et espagnol, sympa! Elle nous affirma qu'il etait impossible pour un chinois d'avoir la double nationalite. Ce soir-la on a eu droit a un magnifique ciel etoile, le plus beau du voyage.
Le lendemain on loua de nouveau un mini-bus pour se rendre a Shangri-la. Sur le chemin on s'arreta a un parc national ou il y a deux lacs. L'entree n'etait pas donnee. Julien et Salome deciderent de rester quant a nous autres on continua notre route. On s'arreta a differents endroits dont un petit village. Les chinois, souriants et hospitaliers, s'etaient reunis autour de nous dans ce petit village ou on se baladait. Un vieux chinois au style unique (une chaussette a un pied et une grosse ceinture en cuire autour de la taille) nous invita chez lui, dans une grande maison en bois. A l'interieur on pouvait y voir du lard qui sechait au-dessus de nos tetes. Sa femme, ou sa fille, etait presente ainsi que deux enfants dont un possedait une veste de marque Kppa (copie conforme de Kappa!). On s'est installe dans ce qui etait apparament le salon ou il y avait un gros feu au-dessus duquel il y avait d'enormes casseroles. Il y avait egalement la television. Le vieil homme ne parlait pas un mot anglais mais il etait vif. Il reussit a repeter de lui-meme quelques mots francais avec une bonne diction et, contrairement a la plupart des asiatiques, il reussit facilement a prononcer les "r" et ainsi le prenom Aurelie. On communiqua avec les gestes et on comprit qu'il avait 61 ans. On degusta du lait de yack, special mais qui aurai peut-etre ete meilleur avec du sucre ainsi que du fromage de yack, bon mais surement meilleur avec du pain. On gouta egalement diverses patisseries. Ce fut un moment pleins d'emotions que d'avoir ete accueillis dans un foyer familial chinois avec une si grande hospitalite.
Apres avoir salue nos hotes on quitta ce petit village salue par quelques uns de ses habitants et on repris la route. On s'arreta a une source d'eau chaude. Manu et moi nous nous sommes baignes. L'eau etait a plus de 30 degre, c'etait trop chaud mais trop bon ! Apres cette petite pause relaxante on repris le chemin et on arriva en fin de journee a Shangri-la. Le lendemain matin on visita le fameux temple boudhiste a 2 ou 3 kilometres de la ville. On a put voir bon nombre de bonzes dont certains, en habits religieux, possedaient a leurs pieds des baskets nike. Le site etait en pleine renovation, reconstruction et agrandissement.
En debut d'apres-midi les suisses quitterent la ville pour continuer leur voyage. Je me retrouva seul quelques heures. En effet, en debut de soiree, qui vis-je arrive a ma guesthouse : Charles. Eh oui, il etait toujours a Shangri-la. Lui etait avec des francais, un belge d'origine vivant en France, un suisse et une hongkongaise. Au lendemain du premier match mediocre de la France en coupe d'Europe, Damien, Florent, Sylvain (francais), Wim (belge), Charles (landais) et moi sommes alles a Deqin.

Dali

C'est une petite ville tres touristique ou il n'y a pas grand chose a y faire si ce n'est se poser. J'ai rencontre Michel, un francais qui vit depuis 8 ans a Shenzhen ainsi que son fils Olivier, franco-allemand, qui est venu rendre visite a son pere. J'ai egalerment rencontre Bill et Chance, americains, pere et fils, anti-Bush et pro-Obama, au Bamboo Cafe tenu par Georges un jeune chinois, marie et de pere de famille, qui a ouvert son restaurant depuis 3 ans ; il parle l'anglais et un peu le francais. Ce fut une discussion interessante.

Jinghong

A Vientiene, pour ma derniere soiree, je recroisa Patrick, un martiniquais que j'avais croise auparavant. Je rencontra ainsi Max, un americain vivant au Canada et David, un togolais de double nationalite (togolaise et americaine). Apres quelques bieres on est parti manger puis avec Max, David et un ghaneen on s'est fait un billard. Je termina la soiree avec David et Max en discotheque.
Le lendemain j'ai pris le bus pour Oudom Xai. J'ai mis 18h au lieu de 15h a cause de divers problemes (moteur, eau, essence) ; ils ont meme du, a un moment donne, descendre une des motos du toit du bus pour aller chercher de l'essence (avec les bus on peut transporter presque tout). Il faut dire qu'avec ces vieux bus tout pourris ou il y a des fuites d'eau dans le bus lorsqu'il il pleut on se demande comment le moteur fonctionne encore.
Deux jours plus tard je pris le bus pour Menglua, en Chine. Cette fois-ci je passa sans probleme la frontiere avec mes deux passeports. Je voyagea avec Alex, un canadien anglophone. Arrives a Menglua on prit directement un bus pour Jinghong. Je partagea une chambre avec Alex dans la guesthouse de l'universite. En Chine peu de monde parle anglais mais vraiment peu! On se promena dans cette petite ville (petite pour la Chine!), bien moderne et ou il y a peu de choses a faire. Alex prit un ticket de bus pour Kumming et moi un pour Dali.
On se reveilla pour 8h30 dimanche matin ; Jenny (son nom anglais), une etudiante chinoise, est venu nous chercher. Lorsqu'on l'avait croise deux jours auparavant elle nous avait propose de venir discuter en anglais avec des chinois, principalement des etudiants, autour d'un the. Ce fut bien sympa et marrant. Etant donne que leurs prenoms sont diffciles a retenir et a prononcer pour les etrangers, les filles avec qui je discutais desiraient des prenoms anglais mais je leurs suggera des prenoms en francais. En fin de journee, a l'universite, on nous invita a boire un coup. C'etait des etudiants laotiens excepte un qui etait chinois. Ils parlaient peu anglais mais toujours aussi accueillants, curieux et souriants. Je pris ensuite un bus pendant 15h jusqu'a Dali. C'etait un bus avec couchette qui est passe au debut par l'autoroute, ou on s'est fait controler par les policiers, puis par les campagnes et les montagnes.

lundi 26 mai 2008

Vientiene le retour!

Apres 15h de bus j'arriva dans la nuit. Je rencontra en ville un japonais qui venait d'arriver du Vietnam et qui cherchait aussi une guesthouse pour la nuit. On partagea ainsi une chambre. Il venait d'Osaka et parlait peu l'anglais. Apres l'Asie du Sud-Est il voulait se rendre en Europe et en France. Je l'ai prevenu qu'avec seulement l'anglais et le japonais, ca n'allait pas etre facile en France de communiquer avec les autochtones. Mais bon il a raison de voyager et d'aller la ou il veut.
Je laissa passer le week-end et le lundi, a la premiere heure, je me rendis a l'ambassade de France de Vientiene ou on m'a dit qu'il fallait telephoner au prealable pour avoir un rendez-vous. Apres plusieurs appels je reussissa a obtenir la personne competente qui pouvait m'aider face a mon probleme. S'offrait alors a moi deux possibilites. La premiere etait l'obtention d'un document certifiant l'authenticite de mon passeport. La seconde, que je choisis, etait l'acquisition d'un passeport exceptionnel valide qu'un an et qui coutait 30 euros. Je deposa dans la meme journee mes photocopies de passeport pour que l'ambassade de France de Vientiene puisse verifier l'authenticite de mon identite et de mon passeport aupres de la prefecture de Gironde. Ne sachant pas exactement quand je pourrai avoir un rendez-vous pour faire faire mon nouveau passeport, je ne pouvais pas me permettre de quitter la ville, ce que j'aurai volontier fait, histoire de visiter un peu plus ce magnifique pays dont le Sud qui avait l'air bien sympathique. Bref, apres une semaine ennuyante dans la capitale, j'obtins un rendez-vous pour le lundi suivant a savoir le lundi 26 mai. J'alla ainsi lundi matin a l'ambassade et assez rapidement on me delivra mon passeport d'urgence, valide un an, electronique, avec moins de pages donc plus mince et de couleur vert. J'avais desormais deux passeports en ma possession. Un qui certifiait de mon identite (electronique, tout neuf, tout clean) et l'autre (abime avec photo decolle et pleins de tampons de pleins de pays) qui incluait mon visa laotien et mon visa chinois. Je n'etais pas plus assure de passer la frontiere chinoise en arrivant avec deux passeports mais bon qui ne tente rien n'a rien!
Ainsi, apres m'etre renseigne pour les bus, je me suis achete une montre et une lampe de poche pour remplacer mon telephone portable recemment decede lors d'un tragique accident.
Je passa ainsi ma derniere nuit a Vientiene, enfin je l'espere!